Intuition artificielle

« Et si notre sixième sens, celui qui nous manque pour recevoir, traiter et transmettre des données, pouvait être créé sous forme de gadget ? », voilà la question que s’est posée Pattie Maes et à laquelle elle tente de répondre, par le biais de ses recherches scientifiques. Elle a ainsi conçu un logiciel et des interfaces permettant de transformer des objets de l’environnement quotidien en des éléments d’un ordinateur semi-dématérialisé qu’on emporte avec soi partout. De nombreux objets deviennent ainsi des supports possibles d’information ou d’interaction.

L’appareil en question se compose (entre autres) d’une caméra capable de prendre des photos, et d’un mini projecteur. Il se porte en sautoir autour du cou et comprend les gestes de son propriétaire. S’il fait un rectangle avec ses doigts face à ses yeux comme pour cadrer une image, l’appareil comprend, prend la photo et peut donner des informations sur le monument ou la personne en question. Il sait lire un billet d’avion et dit aussitôt si le vol en question est en retard. Sur un poignet tendu devant soi, il projette l’image d’une montre avec l’heure du moment. Le mini projecteur marche sur n’importe quelle surface, ce qui permet, par exemple, de représenter une image des touches d’un clavier sur les phalanges des doigts d’une main, sur laquelle on peut ensuite marquer le numéro désiré, puisque le tout est connecté au téléphone que l’on porte dans son sac !

Aujourd’hui, Pattie a fondé Fluid Interfaces Group, dans le MIT Media Lab, pour redéfinir et repenser les façons de communiquer entre Humains et Ordinateurs. En effet, elle est partie du constat que depuis le début de l’ordinateur, rien n’avait changé sur le plan de l’interaction entre l’être humain et la machine. Car l’ordinateur est avant tout Source de données numériques permettant l’accès à la culture. En plus de ses activités académiques, Patty Maes a travaillé comme entrepreneure en tant que cofondatrice de plusieurs sociétés à capital de risque incluant Firefly Networks (vendu à Microsoft) et Open Ratings (vendu à Dun & Bradstreet). Elle reste conseillère et investisseuse dans plusieurs projets dérivés du MIT.

Cela nous inspire parce qu’elle propose un outil avant-gardiste, qui place l’utilisateur en interaction avec son environnement. Son travail de recherche s’est inscrit dans un esprit de diversité des genres et des cultures.

Pour en savoir plus…

Brisez la glace grâce aux vêtements « wearable social messaging ».

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s